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La Russie de Poutine: la conviction de la supériorité d’un peuple / Putins Russland: Ideologie vom überlegenen Volk

Ma passion pour les langues allemande et française se traduit par une autre traduction. Cette fois, il s’agit d’une chronique de S.P.O.N. – Der Schwartze Kanal, de Jan Fleischhauer de Spiegel Online. Il s’agit d’une analyse révélatrice sur le discours fasciste de Vladimir Poutine.

Voici le lien pour l’article original : http://www.spiegel.de/politik/ausland/putins-russland-ideologie-vom-ueberlegenen-volk-von-jan-fleischhauer-a-967115.html

Vladimir Poutine, successeur idéologique des leaders soviétiques? Absurde. Quiconque lit les discours du président russe doit reconnaître que ses références idéologiques se trouvent dans le fascisme.

Pour comprendre Vladimir Poutine, on doit l’écouter. On doit savoir ce qu’il veut et, plus encore, ce contre quoi il lutte. Les aversions et les peurs d’un politicien en révèlent plus que ses intentions et ses promesses.

Mais qu’est-ce qui agite Poutine ainsi? Le thème central de chaque discours est l’encerclement, la menace de puissances qui, terrifiées par la force intérieure du peuple russe, voudraient empêcher son épanouissement. « Ils essaient constamment de nous mettre au rancart parce que nous nommons les choses par leur nom et que nous ne sommes pas hypocrites », déclarait-il en mars lors d’un discours devant les représentants de la Douma. « Il se trouve assez de puissances dans le monde qui craignent notre force, notre grandeur. C’est pourquoi ils essaient de nous diviser. »

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Yin et Yang

Yin et Yang

En moi une ombre vit
Je suis elle, elle est moi
Elle se love au creux de mon abysse intérieure
Longtemps je l’ai balayée l’ai bannie l’ai exilée
Horrifié de la savoir partie de qui je suis
J’ai pour lors et depuis ressenti son angoisse
Son aigreur
Le désespoir avec lequel elle me punissait
Et c’est tout mon être qui tressaillait
Qui exhalait Qui hurlait Que j’avais besoin de mon amour
Afin de nous sentir apaisés, ma ténèbre et moi
Je lui ai tendu la main l’ai accueillie
Offert la sécurité de mon cœur
C’est ainsi que, en paix, elle ne déchaîne plus mes saisons
Car avec elle, je suis complet


Décision, décision…

Une âme se trouvant entre deux vies avait une conversation avec la Source de toute chose.

– Pour ta prochaine vie, tu peux choisir d’incarner n’importe lequel des êtres qui a existé, existe ou existera, et ce, à n’importe quel moment.

– J’aimerais bien pouvoir faire d’autres choix, dit l’âme. Puis-je renaître à nouveau comme celui que j’étais ?

-Si tu veux, mais tu pourrais aussi faire ces autres choix en étant quelqu’un d’autre. Ce serait plus amusant, tu ne penses pas ?

-Vous avez raison. Mais vous, l’avez-vous déjà fait, vous incarner en l’un des êtres qui peuplent l’Univers ?

-Je le fais constamment. En fait, c’est toute la différence entre vous et moi. Vous pouvez être chacun d’eux, mais à tour de rôle. Moi, je suis chacun d’entre vous au même moment.

-Wow !

-N’est-ce pas ?


Réflexion du jour, 25 juin 2021

La mécanique de la réalité est extrêmement complexe, mais sa fonction est d’une simplicité absolue.


Puissance de la peau

Jamais nous n’avons cru

Possible la défaite

Face à l’indomptable caprice

De nos zones érogènes

Pourtant c’est avec délices

Qu’on s’abandonne aux glissements

Répétés do nos dermes innocents

Et cupides


Chaîne YouTube de conteur

Les histoires délirantes du magistère Jacassier
Contes absurdifères et récits horriflippants

https://youtube.com/channel/UCWdLD0rHrlToj4Iv8Ga4-sA


XXIe

Un fait divers
Révolution
Mes yeux sont las
De cette fureur
Ces anges fuient
Courent à leur perte
S’estompent en la rixe sans fin
Et si ce n’est pas déjà fait
Sagesse est de cesser ce siècle

Bonne nuit


Les Délyriques, épisode 2 : Deux têtes sont pires qu’une


Baskets aux mains

Petite fiction rigolote pour se moquer de la pensée platiste (qui prétend que la terre est plate).

Nous avons gagné! La vérité de Dieu a triomphé! Les preuves étaient accablantes et nos ennemis, ceux de la vérité, ont été jugé et condamnés à être bannis de cette Terre. C’est lorsque nous nous sommes rendus aux confins du monde pour exécuter la sentence et jeter par-dessus bord les hérétiques dans les profondeurs insondables du vide de l’espace que nous avons eu la surprise de rencontrer les autres.

Nous savions depuis longtemps que la Terre était plate. Les menteurs et les déviationnistes prétendaient qu’elle était ronde. Leur science biaisée et démoniaque avait volontairement mis de côté le savoir des saints anciens. C’était maintenant prouvé : elle s’apparentait singulièrement à un ballon de plage dégonflé. Mais jamais nous n’avions pris en compte l’existence des autres. C’est-à-dire les Australiens. Comment avaient-ils pu prospérer, voire survivre dans ces contrées, qui, je dois l’admettre, sont paradisiaques ?

Notre première visite s’était soldée par nombre de défections… et de décès regrettables. Les nôtres, peu exercés à la manière de se déplacer de nos hôtes et enivrés par la perspective de rejoindre Dieu dans le ciel, soit tombaient dans le vide de leur propre volonté, soit, affaiblis par des bras trop chétifs pour soutenir leur poids, poussaient un dernier cri, qui se perdait, comme eux, dans l’immensité… sous nos pieds. Mais nous avions le réconfort d’avoir eu raison. D’avoir raison.

Lors de notre première visite officielle, après êtres descendus de ce véhicule étrange dont les pinces remplaçaient ces bonnes vieilles roues auxquelles nous étions tant habitués, nous avons découvert avec un effroi mêlé de plaisir ces courroies et ces poignées que les habitants de la face sud du plateau terrestre avaient fixées absolument partout. Nous étions bien aises de pénétrer les édifices et d’utiliser à nouveau nos jambes sur ce qui chez nous était un plafond, mais chez eux servait de plancher. Pour le repos, des hamacs publics avaient été installés dans des aires aménagées avec soin, qui offraient une vue imprenable sur les abysses célestes, et nous admirions, médusés, les prouesses des habitants qui se déplaçaient en s’agrippant à tout ce qu’ils pouvaient avec l’aisance de primates allant de branche en branche, de liane en liane. Non pas que je prétende que l’Homme descend du singe, comme les impies l’affirment, mais peut-être ne leur sommes-nous pas totalement étrangers ? Enfin, la raison n’était-elle pas de notre côté?

Nos réunions, après un moment, avaient pour but de trouver une solution pour faciliter les déplacements, et par conséquent le commerce, entre nos deux réalités. Un académicien avait proposé de creuser des conduits menant d’une surface à l’autre. L’idée, d’abord accueillie avec enthousiasme, s’était révélée inefficace et coûteuse, puisque les échangent se révélaient trop compliqués. De plus, entre-temps, nous avions découvert que les Chinois vivaient accrochés au flanc de notre monde, leurs rizières suspendues comme des toiles sur un mur.

Toujours est-il que nous avons trouvé la solution. Après une rencontre (pas au sommet, mais sur le pourtour), il fut décidé de trouver l’embout par lequel gonfler le monde et en faire un globe. Nos plus récentes recherchent laissaient croire que celui-ci se trouvait caché dans les Himalaya, et celles-ci avançaient bon train.

Aujourd’hui, de ma fenêtre, d’où je peux admirer le panorama des nuages qui défilent sous ma nouvelle maison, je suis fébrile, car je fais partie de l’expédition d’exploration des montagnes dont les pics pourraient nous rapprocher du créateur, caché derrière la brume infinie. Baskets aux mains (un modèle dernier cri avec des lacets sur la paume afin d’alléger le fardeau de lacer chaque phalange), je prends ma besace et mes crochets et je sors.
Malheureusement pour nous, des zélotes qui croyaient que nous n’avions pas le droit de percer les secrets du divin nous ont tendu un guet-apens et nous font perdre main. Je reste cependant inflexible : le dernier mot, nous l’avions eu, en définitive

La lutte est brève. À quoi croyais-je m’accrocher? À mes convictions, à ma vie, mais n’est-ce pas la même chose puisque je n’ai toujours vécu que pour justifier mes certitudes? Enfin, je lâche prise…

Et je me suis mets à tournoyer tandis que rapidement la sousface du monde s’éloigne. Je suis saisi d’effroi à la pensée que je mourrai certainement de faim et de soif au cours d’une chute éternelle puisqu’il n’y a probablement pas de sol où aller me fracasser. Et puis tout à coup, la frayeur fait place à la consternation, puis la curiosité, car je viens de traverser la couche nuageuse habituellement impénétrable qui limite d’ordinaire l’horizon céleste. Je heurte quelque chose dans ma chute et glisse maintenant le long d’une paroi rugueuse. Les proportions dans ce ciel sans fin sont si vastes et moi si insignifiant que mon champ visuel ne me permet pas d’apprécier dans sa totalité le mystère de ce qui m’entoure. Et puis après un temps interminable, la compréhension s’empare de mon esprit fasciné.

Oserai-je avouer maintenant que de tout temps, nous avions tort ? Mon cœur est lourd. Je pense à ces pauvres hères que nous avons rejetés dans l’immensité qui m’accueille à mon tour. Il m’apparaît impossible d’en croiser ne serait-ce qu’un seul dans ma chute… Notre chute, car c’est toute notre société qui chute avec moi, notre conception falsifiée du monde.

Il me faut faire face à la réalité de mon échec, de notre échec, et je regarde ces yeux doux, plein de compassion, et ce visage qui s’éloigne à vive allure, mais que la distance me permet enfin d’embrasser du regard dans toute sa gloire, celui de l’être qui me regarde disparaître avec tristesse… une tortue, qui porte le monde sur son dos.

 


Rêve techno

La mouvance nous emporte

Corps qui serpentent

Peau électrifiée

Sens mûrs et sublimés

Bassin rebelle

Gravité sur pause

Interrompue par le son

Grisant comme des amphet’

 

Le Beat embrase le rythme cardiaque

Montée, crescendo

L’être en suspens

Entre les colonnes, le son

Canevas de vibrations et corps libéré

Synesthésie exaltante

Enfin la tombée subite

L’on s’élance sur la piste

Secoués de spasmes effrénés

Nous sommes dans l’interstice

Entre les dimensions