Pensées de beuverie

De quelle étoffe sont faits ceux qui rêvent de la grandeur des cieux se bousculant dans leur tête ? Ils sont nus et tendres comme le souffle du vent. Leur peau est celle de la brise marine, salée, cuite par le soleil radieux de leurs désirs insaisissables. Ce derme qui les voue à la damnation avec félicité. Ils se plaisent à imaginer les plus folles épopées de la chair. Ils forment des tribus particulières et singulières. Tous semblables dans leur illusion de différence. Tous veulent être admirés. Je me vois immobile, statufié comme le marbre, les âges défilent autour de moi, sans prise sur mon état. J’attends de sentir l’époque qui me sortira de mon sommeil observateur, de ma langueur pour le mystère qui suscitera mon intérêt.

Qui est cet être étrange qui sommeille en moi ? De qui ai-je l’espoir du réveil ?


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