Rideau !

Une pensée s’attarde sur une mémoire diffuse, alors que les souvenirs épars qui la désertent me font un clin d’oeil. Ainsi, je me détourne enfin du spectacle de nos vies falsifiées, desquelles on se grise comme on prend un cachet; et mon costume se rend sommeiller sur son cintre, comme une relique dans son sépulcre.

L’acteur jamais n’observe la tombée du rideau. Son tableau est celui de nos regards désireux d’existences admirables et de destins fabuleux.

Et en libérant la scène trépidante, complet et entier des émois beaux et tristes qui composent mon script, m’ont nourri et drogué, c’est sur l’assistance que je pose ma prunelle et que je me prosterne, ébahi de beauté.


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