Archives mensuelles : février 2018

Roman gratuit

Mon premier roman, Les boucles quantiques ou Là où commence le ciel, s’est retrouvé en magasin en 2006. Reçu par la critique comme roman de quête initiatique, on l’avait recommandé comme lecture de vacances, quand on se prélasse a l’abri d’une ombrelle sur la plage. Et voici que 13 ans se sont écoulés depuis sa sortie sur les tablettes des librairies. Quand je le revisite aujourd’hui, je réalise, avec un désarroi qu’un sourire en coin vient adoucir, que je manquais de maturité et que je n’avais trouvé ni ma voix ni mon chemin. Mais beaucoup d’encre a coulé des cartouches d’imprimante, ou devrais-je dire: d’innombrables pixels ont noirci les écrans depuis.

Et m’y voici enfin.

Avec mon projet de contes Les histoires délirantes, je peux affirmer que si ce n’est pas là la destination finale de mes élucubrations esthétiques, je suis au moins en chemin. Une route que j’espère aussi longue et merveilleuse que possible.
Sachez que la maison d’édition, Éditions Le Navire, n’existe plus, et que donc, la version imprimée avec première et quatrième de couverture est épuisée et introuvable.
Et puisque moi et ma plume avons repris notre envol pour explorer de nouveaux univers à travers le conte et la nouvelle, le voici disponible gratuitement en version électronique. Son titre actuel,
Un arbre dans le désert, représente plus, selon moi, l’essence de l’histoire.
Enfin, vous êtes libres d’ajouter vos critiques et commentaires sur cette page. Aussi, vous êtes libre de le partager. Pour télécharger le livre, cliquez sur le titre (lien) en dessous.
Bonne lecture!

P.S. Ah, oui, j’oubliais, l’histoire met en scène un jeune homme qui part à la recherche de son père qu’il croyait mort. Ce dernier laisse des lettres à son fils à travers le monde, que celui-ci doit trouver dans sa quête et à travers lesquelles il apprend à le connaître. Mais il est pourchassé par des agents gouvernementaux d’une société secrète d’agents psy qui veulent mettre la main sur le mystérieux fugitif qu’est son père.

Un arbre dans le désert

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Rideau !

Une pensée s’attarde sur une mémoire diffuse, alors que les souvenirs épars qui la désertent me font un clin d’oeil. Ainsi, je me détourne enfin du spectacle de nos vies falsifiées, desquelles on se grise comme on prend un cachet; et mon costume se rend sommeiller sur son cintre, comme une relique dans son sépulcre.

L’acteur jamais n’observe la tombée du rideau. Son tableau est celui de nos regards désireux d’existences admirables et de destins fabuleux.

Et en libérant la scène trépidante, complet et entier des émois beaux et tristes qui composent mon script, m’ont nourri et drogué, c’est sur l’assistance que je pose ma prunelle et que je me prosterne, ébahi de beauté.


Retour

Nous courrons, éperdus, derrière des œuvres en fuite
À chaque instant peintes par une volonté inconnue
Notre fugue à travers les âges arrive à son terme
Et l’artiste se rappelle une époque où il fut créé

Dans les bras de nos mémoires célestes nous accourrons
Animés du désir d’être plus que soi
Dépasser les bornes dans le délice de nos créations

Un navire mouille à quai où nous voulons monter
Pour entendre la mer dans un nautile

Et nous fusionnons dans l’écume